SNES - FSU

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Socle commun et information-documentation

L’analyse du groupe documentation du Snes

1er juin 2006

Ce projet, une fois de plus, fait l’impasse sur la spécificité de l’information-documentation. Pourtant, que ce soit dans le chapitre 4 « Maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication », dans le 6 B « Se préparer à la vie de citoyen », ou dans le 7 A « Autonomie », les capacités requises pour maîtriser l’information sont citées.
 

Chapitre 4 : « Maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication »

« Créer, produire, traiter, exploiter des données ; S’informer, de documenter ; Communiquer, échanger. » Là où le bât blesse, c’est l’absence totale, dans le paragraphe Connaissances de ce chapitre, de savoirs sous-tendus par ces capacités, savoirs qu’il faut enseigner en même temps que les démarches intellectuelles requises. Dans ce contexte de non-apprentissage de savoirs, le B2I risque de se révéler une caricature d’évaluation.

Chapitre 6 B : « Se préparer à la vie de citoyen »

Il en va de même pour les capacités suivantes : « apprendre à identifier, classer, hiérarchiser, soumettre à critique et mettre à distance l’information » qui suppose notamment des apprentissages sur la pertinence de l’information, sur les sources.

« être éduqué aux médias et avoir conscience de leur place et de leur influence dans la société », qui suppose l’étude de la typologie des supports d’information.

Chapitre 7 A : « Autonomie »

« s’appuyer sur des méthodes de travail (...prendre des notes, consulter spontanément un dictionnaire, une encyclopédie, ou tout autre outil nécessaire...élaborer un dossier, exposer) » « ...savoir rechercher l’information utile, l’analyser, la trier, la hiérarchiser, l’organise, la synthétiser ». Le « spontanément » est édifiant sur la méconnaissance des auteurs des savoirs et compétences d’un élève de collège, et donc de ses besoins en terme d’apprentissages.

D’une façon générale, qui et quand, et à partir de quelle évaluation décidera-t-on que toutes ces capacités extrêmement complexes sont acquises ?

Considérer que les compétences en information-documentation vont de soi, c’est nier la nécessité d’un apprentissage systématique des procédures intellectuelles requises pour la recherche documentaire, des différents supports, des systèmes et outils d’information.

Le socle ne permettra donc pas l’acquisition d’une véritable culture de l’information qu’il ne faut pas réduire à la culture numérique, la seule pourtant que le ministère ait décidé d’évaluer, bien mal il est vrai, par le B2I.

Le projet de décret ignore d’ailleurs totalement le rôle pédagogique des CDI et des professeurs documentalistes.

Vos avis sur documentalistes@snes.edu

 
 

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Accompagnement scolaire et recherche documentaire

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