20 janvier 2010
Un tract à diffuser dans les établissements est à votre disposition.
Le texte adopté lors de la commission administrative nationale du SNES des 12 et 13 janvier 2010
Texte adopté lors du CDFN de la FSU
Les stages en responsabilité.
Comme seule formation pour les futurs enseignants et CPE, le Ministre propose des stages en responsabilité pour les étudiants en master et admissibles au concours. La fin de l’année s’apparentera donc à la quadrature du cercle : les étudiants devront simultanément valider l’année d’étude, préparer les oraux d’admission et assumer un service d’enseignement. Placer devant des élèves, sans formation préalable, si ce n’est un stage d’observation, ils devront se débrouiller seuls pour assurer toutes les dimensions du métier (cours, copies, préparations, contact avec les parents... toute en intégrant la progression et le cadre de travail mis en place par l’enseignant qu’ils remplacent...). Situation intenable pour les étudiants, pour les élèves et qui engendrera de multiples détresses.
Pour le SNES, ces stages jouent contre l’emploi car ils permettent de camoufler sur le terrain le manque de recrutements et de postes aux concours. Présentée comme une aide sociale car rémunérée à hauteur de 3000 euros, cette mesure désavantagera les étudiants d’origine sociale modeste, qui, pour des raison financières, seront contraints de les accepter et seront donc désavantagés dans leur préparation au concours. Ces stages servent au Ministre de prétexte fallacieux pour supprimer le temps de formation des lauréats de concours qui seront désormais affectés sur un service à temps plein.
Les enseignants en formation et les élèves ne sont pas des objets expérimentaux ! Le SNES exige l’abandon de ces stages « en responsabilité » et appelle les personnels à refuser collectivement de les organiser et à signer la pétition nationale.
Le service des futurs enseignants et CPE stagiaires.
A ce jour, le Ministre n’a toujours pas arrêté les conditions dans lesquelles les lauréats des concours 2010 devront assumer leur service à la rentrée de septembre. Il n’a pas non plus ouvert de discussions sur ces modalités.
Toutefois, les Recteurs commencent à annoncer la couleur au sein des CTPA de préparation de la rentrée. L’absence de consignes claires au niveau national serait-elle une tentative pour cacher les effets de l’imagination rectorale ? En tout cas, ce qui remonte des académies est clair : dans la plupart des cas les stagiaires seront affectés sur des services à temps plein, sur des postes retirés du mouvement intra. Des périodes de formation, tantôt groupées, tantôt « massées » leur seront réservées. Au cours de celles-ci les stagiaires seront remplacés soit par des étudiants de M2, soit par des contractuels, soit par leur conseiller pédagogique qui lâcherait ses classes et serait remplacé par … un étudiant de M2 ou un contractuel !!!
Ce qui s’apparente à un gag est en fait la triste réalité : pour assurer la rentrée malgré les suppressions massives d’emploi, le ministère utilise donc des stratagèmes d’une complexité redoutable.
Le SNES s’est adressé au ministre pour dénoncer cette mascarade. Il demande que les futurs lauréats des concours puissent bénéficier d’une réelle formation professionnelle, avec un temps de service réduit à 6 heures hebdomadaires. Le SNES refusera que le temps de service des stagiaires soit annualisé.
C’est pour imposer ces choix que le SNES appelle les personnels à se mobiliser au mois de janvier, notamment par la grève du 21 et la manifestation du 30 janvier.