18 mars 2005
Gisèle Jean Co-secrétaire générale Catherine Remermier, secrétaire nationale de catégorie
Paris le 16 mars 2005
Monsieur le directeur,
Le Ministère a décidé d’un retrait de 50 emplois sur le corps des conseillers d’orientation-psychologues. Cette suppression n’a pour nous aucun sens, à un moment où les demandes en direction des CIO n’ont jamais été aussi importantes (intégration des handicapés dans les UPI, accueil des nouveaux arrivants (ENAF), premier entretien de positionnement pour la VAE, implication des COP dans les dispositifs de DP3, etc.). De plus lier ces suppressions aux effectifs scolarisés est en décalage avec la réalité, dans la mesure où ce calcul à partir de la base élève du second degré ne tient aucunement compte du public très nombreux reçu dans les CIO. Il est sujet à caution dans certaines académies, et tout particulièrement à Paris : le nombre de COP retenus pour ces calculs rassemble les effectifs de tous les CIO, y compris les 4 CIO à vocation régionale et nationale (Enseignement supérieur, Médiacom, Handicapés, CIO auprès du Tribunal) qui n’interviennent pas du tout en établissements scolaires. Ceci fausse totalement le taux de prise en charge pour cette académie, qui se trouve gravement mise en difficulté avec une suppression de 7 postes et demi. Nous ne pouvons accepter que les calculs de prise en charge puissent se faire à partir de la totalité des postes, quelle que soit leur implantation, et non à partir des postes réellement sur le terrain. Notre catégorie ne peut faire les frais de règles de gestion sans rapport avec la réalité des besoins et avec la nécessaire qualité du service public. Nous souhaitons avoir des informations précises sur les critères ayant déterminé ces suppressions qui vont aggraver encore les difficultés de fonctionnement des services. Nous vous rappelons qu’actuellement dans plusieurs académies les conseillers d’orientation-psychologues ne sont plus remplacés, et aucun recrutement de contractuel n’a été ouvert pour pourvoir les postes devenus vacants.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, nos respectueuses salutations.
Gisèle Jean Catherine Remermier
Lettre