17 octobre 2009
Avec 82 sections fédérales « retraités » départementales, une dizaine de SFR régionales et la structure nationale, la FSU relève le défi d’un syndicalisme retraités actif, organisé au sein même de la fédération.
Représentant plus de 20 % de la population, les retraités ont une espérance de vie supérieure à vingt années... c’est dire si leur syndicalisation représente un enjeu !
De création récente (février 2007) et anticipée depuis quelques années dans un certain nombre de départements, comme au niveau national, l’organisation des retraités dont s’est dotée la FSU (les SFR) se prévaut d’un bilan positif, d’une dynamique porteuse d’espoir.
Militants à part entière de leur organisation syndicale et de la FSU, les retraités se font aussi le relais des revendications liées à leur « statut » de pensionnés de l’État (ou de retraités), et aux questions sociales et de santé accompagnant l’avancée en âge. Cet ensemble revendicatif est partie intégrante de la FSU tout entière.
Partenaires naturels des organisations syndicales de retraités, les SFR œuvrent dans l’unité avec elles. À cet ensemble syndical se joint la Fédération générale des retraités de la Fonction publique (la FGR-FP) à laquelle sont affiliés quinze des vingt-cinq syndicats de la FSU, dont le SNES.
Demandes d’audiences auprès des institutions ou structures locales, manifestations, conférences de presse, diffusion de tracts, toute la panoplie des actions est mobilisée, bien souvent aux côtés des actifs, dans des regroupements où la convivialité est présente.
Les SFR sont de plus en plus présentes, dans de nombreux comités départementaux « retraités et personnes âgées » (les CODERPA), qui sont en cours de renouvellement, ainsi qu’au sein de structures locales ou intercommunales.
L’importance prise ces dernières années par le niveau régional et que renforce encore la loi Hopital Santé Patients Territoires doit conduire à être présents à ce niveau aussi.
Une revue « Retraités et syndicalisme » complète les publications de Pour ; après deux numéros « témoins » récents, elle devrait augmenter sa fréquence et devenir un outil de liaison et de mobilisation pour les retraités des syndicats de la FSU. La lucidité syndicale tempère cette évocation : restent encore des marges de progrès pour être pleinement satisfaits et efficaces !
La totalité des syndicats de la FSU n’est pas encore représentée dans les SFR qui sont souvent animées par des militants des syndicats à fort effectif, l’activité et le militantisme sont inégaux selon les départements, les syndicats hors e éducation » sont peu présents, il y a peu d’administratifs ou de personnel des services techniques, la liaison avec la structure nationale n’est pas assez régulière, les retraités sont peu nombreux dans les instances nationales ; militer dans son syndicat, sa fédération, la SFR et aussi la FGR pour certains n’est pas évident...
La plupart de ces observations, et il y en a d’autres, sont aussi le revers de la médaille : être dans la même organisation que les actifs c’est avoir un peu de mal à trouver sa place ; c’est aussi être là pour convaincre de l’importance syndicale à accorder à leur situation de retraités, c’est organiser progressivement aussi une meilleure représentation.
Ces questions viendront en débat en fin de trimestre dans les congrès départementaux de la FSU, préparatoires au congrès national de Lille (première semaine de février 2010) : les retraités sauront y apporter leurs contributions !
Le chemin à parcourir est encore long ?
Vingt mille retraités ! On n’est pas tout seuls !
ANNIE CLAVEL