Demolition Man

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Genre: Action / Plates-formes
Développeur: Acclaim Entertainment
Éditeur: Acclaim
Date de sortie: 1995
Nombre de joueurs: 1

En 1996 Simon Phœnix (alias Wesley Snipes) un individu fort dangereux s’est empare d’une trentaine d’otages avant de se barricader dans un bâtiment bien préparé à l’éventuel assaut des forces de l’ordre. Tel est le point de départ du film de Marco Brambilla. Le jeu est il à la hauteur du film ?

« Le flic le plus redoutable du XXIe siècle / Le criminel le plus dangereux du XXIe siècle. »
« Dans le futur, il n’y a pas de place pour les deux. »

En 1996 Simon Phœnix (alias Wesley Snipes) un individu fort dangereux s’est empare d’une trentaine d’otages avant de se barricader dans un bâtiment bien préparé à l’éventuel assaut des forces de l’ordre. Ceux-ci se montrant incapables de prendre un décision le sergent Jonh Spartan (alias Sylvester Stallone) décide de passer à l’action tout seul. Malheureusement l’opération tourne au drame est les otages périssent tous dans l’explosion qui suit. John Spartan est accusé d’homicide par imprudence et condamné à une longue peine d’hibernation et de rééducation au « Cryo-Pénitencier’’ en Californie où il devra passer 70 ans, congelé, avant de retrouver la liberté. Phœnix est également condamné à une longue peine de détention dans le même établissement.
En 2032 il s’échappe, mais la police du futur ne sachant comment lutter contre un type pareil décide de faire appel à ce cher Jonh en échange de sa liberté. La chasse à l’homme commence.
Tel est le point de départ du film de Marco Brambilla qui a remporté un vif succès à l’époque avec 159 millions de dollars de recette. Le jeu officiel voit le jour en 1995 sur plusieurs supports : Super Nintendo, Sega Megadrive, mais aussi la 3DO.

 

Les rouages du métier

Jouant la carte d’un jeu d’action-plateforme classique, mâtiné de quelques phases en vue isométrique pour varier un peu. Si les phases « classiques » ne posent aucun problème, sauf peut-être un léger manque de précision pour le tir en diagonale, c’est les phases en isométrie qui sont injouables. L’intention de proposer une manière différente de jouer était louable sur le papier, car en réalité ses passages sont un vrai purgatoire : déplacements du personnage hachés et l’impossibilité d’orienter son flingue pour tirer dans la bonne direction (il faut appuyer sur un bouton différent pour chaque direction). Ainsi on fonce à travers les salles vers la sortie pour en terminer le plus rapidement possible. Malgré quelques poussées d’adrénaline et une difficulté générale importante l’ennui s’installe rapidement. À noter également quelques ajouts sympathiques comme la possibilité de détruire certains éléments du décor (tirer sur les lampes dans la rame de métro aura pour effet de plonger les wagons dans l’obscurité) ou encore à partir d’un certain stade on peut sélectionner l’ordre dans lequel on veut traverser les niveaux restants, le tout présenté sous la forme de votre ordinateur personnel.

 

La cité des anges perdus

La palette des couleurs du jeu est sombre et ça colle bien avec l’ambiance du film dont il est il est issu ( une mégapole nocturne avec ses bas-fonds où il ne fait pas bon de trainer une fois la nuit tombée). Les explosions sont jolies et l’animation de John Spartan est d’un niveau correct. Mais globalement on note un manque de personnalité : c’est correct, parfois même très réussis, sans plus.

 

Un cri dans la nuit

Du côté sonore le bilan est également mitigé. Si les bruitages font leur travail tant bien que mal (les bruits d’explosions et de tirs sont un peu étouffées) et on a droit à quelques digits vocaux de ce cher John et de son ennemi juré, la musique , elle, est juste inaudible avec un espèce de coassement en guise d’arrière plan.

 

58%
Mitigé

Demolition Man

Finalement on a la un jeu avec quelques bonnes idées qui ont été mal adaptées par les développeurs et le reste nettement plus banal, mais qui aurait pu grappiller quelques points supplémentaires s'il était mieux fignolé. Malgré quelques moments qui font monter l'adrénaline la lassitude s'installe rapidement (un comble pour un jeu d'action). Comme la grande partie des produits de ce genre il ne mérite pas grand-chose. Passez donc votre chemin il y a bien mieux sur Super Nintendo.
Si la version Megadrive est semblable à celle qui est sortie sur la console de Nintendo, il existe une version sur la 3DO qui est beaucoup plus intéressante. En effet, s'appuyant sur une réalisation solide avec des phases variées (course-poursuite,action et séquences de tir a la première personne) le jeu parvient à s'imposer dans la ludothèque (hélas, pas très fournie de la console) comme un titre d'action incontournable.

  • Graphisme
  • Musique/son
  • Jouabilité
  • Scénario
  • Durée de vie

Graphismes - 7/10
Graphismes corrects pour le support , mais manquant de personnalité. On peut pardonner l'abondance des couleurs sombres, car c'est le parti pris du film.

Gameplay - 5.5/10
La maniabilité des niveaux qui se déroulent en isométrie est médiocre. Les "parties" classiques sont un brin imprécises au niveau du tir en diagonal.

Scénario - 4/10
Le jeu se contente de retracer quelques moments clés du film, mais aucune narration n’est présente.

Durée de vie - 7/10
Le titre propose un challenge relevé tout au long des 9 niveaux. Aucun système de sauvegarde n'est prévu et les "continues" sont disponibles en nombre limités. Mais c'est surtout l'ennui qui fera fuir le joueur potentiel et non la difficulté.

Bande son - 4.5/10
Les musiques sont vraiment ratées, les bruitages sauvent tant bien que mal les meubles, même s'ils manquent de punch : explosions sourdes et tir mous.

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