2 mai 2008
DONNER DU TEMPS AUX ÉLÈVES...
• Des grilles horaires suffisantes qui permettent de mettre les contenus d’une culture commune à la portée de tous : les horaires insuffisants accroissent le travail personnel de l’élève, le laissent seul face aux difficultés et renforcent les inégalités.
• Une baisse sensible des effectifs dans les classes (24 élèves maxi, 20 en ZEP) mais aussi du nombre d’élèves à prendre en charge par les documentalistes, les CPE, les CO-Psy, assistantes sociales, infirmières.
POUR ACQUÉRIR UNE CULTURE COMMUNE ET SE PRÉPARER À UNE QUALIFICATION...
• Des programmes et contenus d’enseignements mieux articulés entre eux pour permettre à l’élève de s’approprier un savoir cohérent.
• Organiser une formation systématique en information documentation de la Sixième à la Troisième, ancrée
DANS DES ÉTABLISSEMENTS ASSURANT UNE MIXITÉ SOCIALE...
• Maintien de la carte scolaire.
• Relance de l’éducation prioritaire.
QUI ONT LES MOYENS DE LA DIFFÉRENCIATION PÉDAGOGIQUE ET DE LA PRISE EN CHARGE DE LA DIFFICULTÉ SOLAIRE...
• De nombreux travaux en petits groupes qui permettent aux enseignants d’accorder une plus grande attention à chacun et de diversifier leurs pratiques pédagogiques.
• Des dispositifs d’aide : –Renforcer considérablement les dispositifs d’aide en Sixième (ATP) et les installer à tous les niveaux du collège sans réduire les horaires d’enseignement actuels.
– Mettre en place des groupes de besoin pour remédier à des difficultés ponctuelles rencontrées par les élèves.
– Des alternatives au redoublement sous forme de modules décidés par le conseil de classe.
AVEC DES PERSONNELS QUALIFIÉS...
• Une formation initiale et continue des personnels leur permettant de mieux réguler les classes, de mobiliser davantage les élèves et de mieux cerner les causes de l’échec.
• Mise à disposition des enseignants de ressources pédagogiques plus étendues. Meilleure diffusion des acquis de la recherche.
QUI TRAVAILLENT EN ÉQUIPES
• Inclure un temps de concertation dans le service des enseignants.
• S’appuyer sur les éclairages spécifiques, notamment des CPE et des CO-Psy pour voir ce qui fait obstacle aux apprentissages des élèves.
• Offrir les moyens de suivre en équipe pluriprofessionnelle les élèves les plus en difficulté afin de permettre une prise en charge globale des difficultés sociales et éducatives.
POUR LES ÉLÈVES LES PLUS EN DIFFICULTÉ, DES MESURES D’URGENCE Tant que les conditions de la diversification pédagogique ne sont pas réunies, des mesures d’urgence doivent être envisagées pour les élèves âgés en échec scolaire : classes spécifiques, portées par des équipes volontaires sans en rabattre sur les exigences communes, parcours mieux construits en LP pour ceux qui manifestent un intérêt pour un projet professionnel. La classe de Troisième à module de découverte professionnelle de 6 heures, implantée en LP, qui vise l’accès à une première qualification de niveau V, constitue une réponse possible, mais elle doit selon nous être installée à titre transitoire pour un « public » d’élèves très limité et assortie de moyens importants pour réussir l’entrée de ces élèves dans les apprentissages, notamment ceux du tronc commun. Toutes ces mesures transitoires ne sauraient dédouaner l’Éducation nationale de ses responsabilités en matière de prévention et de traitement précoce de l’échec scolaire.
UNE NÉCESSAIRE ÉLÉVATION DES QUALIFICATIONS
Toutes les études montrent que le diplôme reste la meilleure arme contre le chômage, et que les risques d’exclusion professionnelle et sociale des jeunes qui abandonnent leurs études avant d’avoir acquis une première qualification sont particulièrement élevés. Selon les critères de référence de la stratégie de Lisbonne, 17 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans sont trop faiblement formés en France. La situation s’améliore puisque cette proportion était de plus de 30 % à la fin des années soixante-dix et de 23 % en 1996. Mais il reste encore beaucoup de progrès à réaliser !