14 septembre 2008
Le gouvernement a cependant tenté d’en restreindre la portée : s’il a mis en avant le repérage indispensable des questions de santé (stress, TMS...) et leur prévention ainsi que le rôle des CHS, il a esquivé la question de l’organisation du travail et celle de la pénibilité. Par contre, il a ajouté la question de l’emploi des seniors en mêlant aménagement des conditions de travail pour ceux-ci et transposition des choix gouvernementaux en terme de surcote ou de cumul emploi-retraite.
Devant l’intervention syndicale, il a accepté d’intégrer la pénibilité dans les sujets de négociation et a répondu positivement à la demande de la FSU de débattre du dispositif de Cessation Progressive d’Activité ; mais il n’a pas fait la clarté sur la distinction entre ce qui relève du débat sur les retraites et de la négociation sur les conditions de travail.
La FSU a dit s’engager dans une logique de négociation en précisant qu’elle jugerait du résultat final en fonction des améliorations apportées à la situation des personnels et aux moyens mis en œuvre. La négociation va se poursuivre en septembre par la réunion de groupes de travail , dans lesquels la FSU fera valoir ses propositions, notamment la revendication d‘une véritable CPA (supprimée par la loi de 2003), d’aménagements des fins de carrière ; elle y exigera la transformation des CHS en CHSCT (intégrant donc les conditions de travail) et des moyens pour une médecine de prévention aujourd’hui inexistante faute de personnels . Les contenus du « travail » devront y être interrogés Elizabeth Labaye