8 mai 2008
Quel que soit le pays et le système éducatif en vigueur, les enseignants sont soumis comme les autres salariés aux effets psycho- sociaux du travail, et les enquêtes menées montrent que le stress professionnel s’accroît. C’est ce qu’a mis en évidence un très intéressant colloque de la section européenne de l’Internationale de l’Internationale de l’Education en Mai dernier à Varsovie, colloque qui portait également sur les phénomènes de violence, et la sécurité des établissements. Les intervenants ont mis en relation l’importance du lien entre stress et solitude de l’enseignant. Le Snes,s’appuyant sur une enquête récente auprès des enseignants du second degré a insisté l’importance du travail en équipe pour lutter contre le « burn - out » ( syndrome de l’épuisement),qui a ses racines dans l’écart entre les objectifs à atteindre et la réalité des classes. Beaucoup ont également mis en accusation les classes chargées, et le manque de personnels . Le rôle de la hiérarchie locale a été jugé déterminant. Plusieurs participants ont relevé combien les politiques économiques et sociales influaient sur le climat scolaire et engendraient des phénomènes de violence, depuis la violence verbale très fréquente partout jusqu’aux agressions physiques qui semblent particulièrement fortes en Pologne par exemple. Les efforts pour y remédier sont hétérogènes d’un pays à l’autre. De manière générale, les participants ont remarqué que les réponses apportées tendaient vers toujours plus de répression et que la prévention qui suppose plus de personnels, n’était pas suffisante. De plus si certains pays comme la France ont mis en place des procédures en cas d’agressions, d’autres pays laissent les enseignants assez démunis. S’appuyant sur ce colloque, le comité européen de l’ Internatinale de l’Education,dans laquelle le Snes joue un rôle très actif, entend présenter un certain nombre de recommandations pour inciter les états à prendre en compte cette question. Elizabeth Labaye