SNES - FSU

santé au travail

se saisir des instances de santé et sécurité au travail

utiliser les CCHS

10 octobre 2010

 

Agir collectivement dans l’établissement sur ces questions, permet de contester la conception d’un exercice « libéral », du métier, chacun dans sa classe étant individuellement responsable des résultats et de l’attitude des élèves-ce qui est potentiellement porteur de ce qu’on appelle aujourd’hui les « risques psychosociaux » et qui sont désormais reconnus et font partie des questions à débattre dans les Comités Hygiène et Sécurité. La transformation prochaine des CHS en CHS-CT (conditions de travail) va permettre d’aider à mieux identifier ces risques, et de mettre en évidence la responsabilité de l’employeur en terme de conditions de travail, de « gestion des ressources humaines »…. Cela suppose que dans les établissements, le Snes s’empare de ces questions, prenne l’initiative de réunir les personnels pour les faire débattre et les solidariser sur les questions de pénibilité, voire de souffrance au travail. Le S1 a la responsabilité de demander la réalisation ou l’actualisation du D.U.E.R (document unique d’évaluation des risques) en prenant contact avec l’ ACMO (chargé de la mise en oeuvre des règles d’hygiène et sécurité) ; il doit exiger la réunion de commissions H et S partout où elles existent et leur création là où elles n’existent pas. On peut y traiter de tout ce qui relève de la santé et la sécurité, répertorier les manques, les « risques » repérés et les inscrire sur un registre. En cas de problème grave, et d’exercice du droit de retrait, les personnels pourront s’appuyer sur ce document. Il faut pointer avec les collègues les difficultés du métier qui peuvent peser au quotidien,( problèmes d’emploi du temps,d’heures supplémentaires,d’effectifs,mais aussi inadaptation des locaux, salles bruyantes,mobilier inadéquat,dispersion des bâtiments,escaliers… …).Tout cela peut favoriser les TMS (troubles musculosquelettiques), les problèmes de voix, dont de nombreux collègues subissent les conséquences. C’est aussi la « gestion des ressources humaines » dans l’établissement qui peut décourager et être au cœur de la difficulté à gérer sa fin de carrière. Le rôle du syndicat est donc à la fois de montrer le lien avec les politiques menées et de prendre à bras le corps la question dans le lieu même où cette politique est mise en œuvre. Grâce à la pression syndicale, le ministre a été contraint d’annoncer le recrutement de 80 médecins de prévention (actuellement,il y a un médecin pour plus de 13000 agents). C’est une avancée, mais cette annonce doit être suivie d’effet et les médecins être effectivement recrutés ! La réflexion syndicale doit s’approfondir et ces sujets doivent être traités plus fréquemment sur le terrain. C ’est indispensable pour lutter contre la souffrance au travail qui doit être prise en charge de manière collective. Grâce aux remontées des S1, les représentants du Snes au CHS-CT académique ou départemental pourront proposer des pistes revendicatives, interpeller le recteur ou l’IA, qui sont responsables de la santé des personnels.

 
 

Enquête du carrefour santé social (CSS) 2011

Le travail empêché

attention risque de mort subite

fins de carrière des enseignants

accord santé et sécurité au travail dans la Fonction publique

négociations santé au travail propositions de la FSU mai 2009

négociations ouvertes dans la fonction publique

amiante

stress professionnel des enseignants

risquespsycho-sociaux