Final Fantasy V

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Genre: RPG
Développeur: Squaresoft
Éditeur: Squaresoft
Date de sortie: 1994
Nombre de joueurs: 1

Second volet de la saga à être sorti sur notre Super Mitaine d’eau adorée, Final Fantasy V innove dans le genre sur beaucoup d’aspects du RPG. Néanmoins on n’y trouve pas que des améliorations, sujet sur lequel je m’étendrai un peu plus par la suite.

 

Né d’un « génie » japonais (comme toujours) la saga des Final Fantasy n’était, dans ses premiers jours de conception, qu’un pari sur l’avenir du Jeu de rôle. Hironobu Sakaguchi a lancé une idée sur un nouveau type de jeu (à l’époque sur Game Boy) et voilà qu’en 1992 sort le 5ème volet de ce pari. C’est le 6 Décembre 1992 que Square Co. – aujourd’hui Square Enix – commercialise, au Japon, Final Fantasy V qui fait un tabac avec ses 2 500 000 exemplaires vendus. Second volet de la saga à être sorti sur notre Super Mitaine d’eau adorée, Final Fantasy V innove dans le genre sur beaucoup d’aspects du RPG. Néanmoins on n’y trouve pas que des améliorations, sujet sur lequel je m’étendrai un peu plus par la suite.

 

Introduction

L’idée générale des histoires de Final Fantasy (tout du moins pour la plupart des volets de la saga) repose sur le déséquilibre d’un monde où vivent certaines personnes exceptionnelles qui suivront un but commun (détruire les méchants) mais qui sont parfaitement étranger les uns pour les autres au début et qui ne connaissent rien de leur destin.
Dans ce 5ème opus le monde vit en équilibre grâce à la présence de 4 cristaux disséminés dans des royaumes différents. Chacun de ces cristaux possède un pouvoir élémentaire qui a permis aux Hommes d’évoluer : le feu pour le développement industriel, le vent les a poussé sur leurs bateaux vers de nouvelles terres inexplorées, la terre à fait s’étendre les villes et l’eau, essentielle à la vie, a assuré leur présence à travers le temps. Mais un jour vint où le roi de Tycoon (Royaume du Vent) senti que quelque chose n’allait pas. Il se rendit au temple du Vent et vit de ses propres yeux le cristal du Vent se briser. Arrivant peu après lui, Butz et la princesse Lenna virent disparaître le roi. Peutaprès cet événement un météore tombe sur la planète non loin du temple du vent …
C’est ainsi que débute vraiment cet épisode de Final Fantasy V. Incarnant, comme vous vous en doutiez, le combattant vagabond (il s’appelle Butz sauf si vous changez) vous allez devoir sauver ce monde des griffes du terrible Exdeath accompagné de la princesse Lenna, du chevalier Galuf et du capitaine Faris.

 

Final Fantasy V : Un grand Monde avec peu de héros !!

Au bout du 5ème on commence à avoir l’habitude du style de jeu de Mr Sakaguchi. Comme on pouvait s’y attendre les mondes (je dis bien « les » car il y en a plusieurs) où vous allez évoluer sont grands et parsemés de monstres, d’énigmes et de PNJ (Personnage Non Joueur) qui vous aiderons – où pas – à avancer.
Un scénario riche en rebondissements – d’ailleurs c’est le 1er épisode où votre équipe perd un de ses membres – et en énigme, car vous pouvez faire des quêtes secondaires qui vous apporteront des armes et des armures très puissantes. Enfin le mode de combat, fidèle à la saga, se fait via l’ATB (Active Time Battle) avec 4 personnages. Voila un des cotés positifs mais toute lumière porte sa part d’ombre … et pour ce jeu l’ombre est le nombre peu élevé de personnage que vous pouvez contrôler. Hé oui comme le dit le titre de ce paragraphe cet épisode de la saga des Final Fantasy est le seul où l’on y trouve si peu de personnages ce qui est dommage car j’ai toujours eu plaisir à connaître l’histoire des héros avec qui l’on joue, et plus il y a d’héros mieux c’est (c’est un des aspects qui a été mis en avant dans Final Fantasy VI avec par exemple les 13 rêves de Shadow qui racontent sont histoire si vous les trouvez) ; pour vous donner une idée on a :

Nbr de personnages
Commentaires
Final Fantasy IV12
Final Fantast V5Vous n’en aurez toujours que 4 mais Galuf sera remplacé par sa fille Krile durant l’aventure
Final Fantast VI14Là encore une particularité des Final Fantasy il y a des personnages cachés – Gogo et Umaro – et un personnage que vous pourriez perdre si vous allez trop vite – Shadow.

 Mais le génie de Mr Sakaguchi a contourné ce léger problème par ce que l’on appelle une « innovation ». Inspiré de Final Fantasy III les personnages peuvent évoluer via divers « Jobs ». Il ne faut pas comprendre ce terme de la même façon que dans la réalité, ici un job est une orientation vers une classe spécifique qui donne des aptitudes spéciales. Vous avez en tout 26 jobs possibles, les plus puissant étant bien sur les plus dur à obtenir et a maîtriser. Cela permet de faire évoluer vos héros plusieurs fois mais dans des directions différentes et donc d’augmenter considérablement l’étendue de jeu. Au niveau de maîtrise maximum vous garderez une spécificité du métier même si vous en changez pour en apprendre un autre, ainsi vous pourriez devenir Chevalier Dragon et faire de la magie noire à un certain degré.

 

Tuer l’ennemi c’est bien… Exterminer le mal c’est mieux !

Le gameplay de Final Fantasy V ne change pas vraiment de celui de son prédécesseur qui possédait déjà pas mal d’améliorations. Donc nous retrouvons notre équipe, symbolisée par le personnage principal sur la carte du monde, qui peut rencontrer aléatoirement des monstres, prendre la fuite au cours d’un combat, gagner de l’expérience s’il tue tous les monstres lors d’une rencontre, des gils (monnaie utilisé en général dans Final Fantasy), des objets, etc … enfin bref vous en avez l’habitude non ?!
« L’active Time Battle (ou ATB) représente une grande partie du gameplay des FF (surtout parce que ce sont eux qui l’ont « intégré » en quelque sortes au monde du RPG). Contrairement aux jeux datant d’avant les FF sur Super Nintendo, on avait un gameplay plus du genre Real Time Battle (RTB) – qui existait déjà sur Game Boy, par exemple le très fameux « Mystic Quest » – qu’on retrouve notamment sur « Secret of Mana ». Le RTB, comme son nom l’indique est un combat en temps réel où vous pouvez bouger tout en frappant votre ennemi, lancer une magie en même temps que lui, etc. … A l’opposé il y a l’ATB qui s’illustre par le remplissage progressif d’une barre affectée à un personnage. Cette barre s’appelle par exemple Jauge ATB dans Final Fantasy VII. Lorsque cette jauge est remplie, le personnage associé peut effectuer la (les) action(s) déterminée(s) par le joueur. Plus spécifiquement, et c’est là tout son intérêt, la vitesse à laquelle se remplit la jauge ATB dépend d’un certains nombres de paramètres, et notamment de l’état du personnage associé, et induit donc un aspect stratégique, dans une certaine mesure : les actions que le joueur décidera d’affecter au personnage dépendront de la condition dudit personnage, de son état, et donc de la vitesse de remplissage de la jauge. »

 

Une saga qui évolue avec son temps

Le jeu est sorti en 1992 donc 1 an après son prédécesseur, ce qui n’a pas donné à Square beaucoup de temps pour améliorer le graphisme déjà beau de Final Fantasy IV (beau pour l’époque, aucune comparaison avec les jeux d’aujourd’hui n’est faisable). On retrouve donc des personnages, terrain de combat et monstres améliorés avec un rendu moins pixélisé grâce à une meilleure optimisation du code et donc à une meilleure utilisation des 16 bits de la cartouche.
Ce jeu n’a donc pas réellement évolué du point de vu des graphismes, il a simplement suivi le cours des avancées technologiques c’est pourquoi il n’y a pas d’énorme différences avec Final Fantasy IV – à contrario de celle qu’il y a entre ce 5ème volets et Final Fantasy VI.

 

Héros! Entends-tu cette mélodie qui te pousse à avancer…

Entrons maintenant dans ce qui nous a tous donné l’envie de continuer à jouer à un Final Fantasy – bien qu’il soit déjà 3 heures du matin et qu’on doive3 aller au travail le lendemain … – j’ai nommé : l’ambiance musicale. Composé par Nobuo Uematsu on s’attendait, après son excellent travail sur Final Fantasy IV, à un nouvel album brillant …. Malheureusement on observe une inégalité de composition très peu habituelle dans ce double OSV4. Si l’on excepte la faiblarde bande-son de Final Fantasy II, on remarque tout de même que le travail sur ce 5ème volet reste le plus décevant qu’il ait fait sur la série.
Néanmoins même si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous on ne peut pas exclure un nombre de thèmes très réussis. Autre innovation de cette aventure de Final Fantasy, cet album se décompose en 2 CD :

Final Fantasy V – Original Sound Version

Le 1er se centrant sur les thèmes des lieux et des personnages (celui de Lenna est très doux et agréable). Certains thèmes d’évènement sont très conventionnels, voire pas terrible (on notera la 4ème piste : Hurry Hurry …. excusez moi pour le mot mais Beurk !!) Sur ce même disque on retiendra le thème symbolisant le vol du dragon – The Dragon Spreads its Wings -, particulièrement enjoué, étant d’un meilleur niveau que le très moyen The Airship. On retrouve une version Mambo de la musique du Chocobo apparue pour la première fois dans le 2ème volet de la saga. Le Battle Thème est aussi assez réussi car doté d’une mélodie dynamique, a contrario du Boss Battle, mou et plat.

Editeur: NTT ~ Polystar
Compositeur: Nobuo Uematsu
Nombre de pistes: 34 (CD1) et 33 (CD2)
Le 2nd disque est plus réussi grâce aux ” Ending Thèmes ” comme The New Origin – de loin le plus agréable à écouter – ou bien un As I Feel, You Feel incroyablement triste et mélancolique mais également les thèmes de combats détonants : citons notamment les deux Last Battle, et surtout le rythmique Battle with Gilgamesh.

 

 Pour finir sur l’OST de cet opus de Final Fantasy je dirais, d’un point de vue objectif, que c’est un travail d’ensemble qui se maintient grâce à quelques très bons titres mais qu’il est décevant par rapport aux précédents travaux de Nobuo Uematsu.

 

Final Fantasy V – Piano collection

Malgré l’OST dont cet album est inspiré, les musiques choisies,
on peut retenir sur ce disque le Battle with Gilgamesh, qui vaut
principalement pour son inaltérable qualité mélodique (la piste
devenant tout de même moins entraînante au piano), ou encore
un très beau The New Origin. On obtient aussi un Harvest
beaucoup plus écoutable, My Home Sweet Home plus
mélancolique. Un Piano Collection très joli dans son ensemble,
mais qui soutient mal la comparaison avec les autres albums de
la série.

Editeur: NTT ~ Polystar
Compositeur: Nobuo Uematsu
Arrangement: Shirou Satou
Nombre de pistes: 13

 

Final Fantasy V – Dear Friends

Au vu de la très inégale bande-son du cinquième Final
Fantasy, un album arrangé n’était peut être pas un choix
judicieux. Pourtant il n’en n’est rien, Uematsu réalise un
coup de maître … Dear Friends est un concentré de génie
qui reflète le style si particulier du compositeur. Nobuo a
déposé sa patte si délicate sur l’ensemble des morceaux :
il en résulte une véritable fraîcheur qui ne peut que vous
envahir. Qui plus est, l’atmosphère que le CD distille est
vraiment variée, permettant un voyage musical total. Le
doux et mélancolique Lenna’s Theme, l’aventureux
Ahead on Our Way, le poignant As I Feel You Feel
ainsi que les ambiants Fate in Haze et Land Unknown;
autant de mélodies qui vous mèneront sur les rivages du
bonheur auditif.

Editeur: NTT ~ Polystar
Compositeur: Nobuo Uematsu
Participation vocale: Ulla Pirttijärvi
Tuuni Länsman
Ursula Länsman

Nombre de pistes: 14

 

 

80%
Bien

Final Fantasy V

cet épisode de la saga Final Fantasy est à faire au moins une fois car le scénario en vaut la peine malgré un style déroutant du point de vue des musiques qui manquent de profondeur dans les moments de mélancolie, de punch et de rythme dans les scènes d’action (mis à part quelques morceaux pour les combats mythiques). Malgré une ambiance difficile le scénario, qui semble simple au départ avec l’éternelle histoire du déséquilibre du monde … des héros arrivent et sauvent la planète etc … on se rend compte au fur et à mesure que l’histoire est bien plus complexe. Ajoutez à cela une amélioration grâce à la jauge ATB qui offre une très vaste palette stratégique (palette qui sera utilisée, pour ceux qui s’en souviennent, dans Chrono Trigger ou vous aurez le choix dès le début entre des combats « actifs » - les monstres attaquent dès que leurs jauge ATB est remplie - ou « passif » - les monstres, bien que leurs jauges ATB soient remplies, attendent que vous ayez validé vos actions-.)
Ainsi Final Fantasy V reste un bon RPG qui fait parfaitement la transition entre son prédécesseur et celui dont on dit que c’est une perle rare : Final Fantasy VI.

  • Graphisme
  • Musique/son
  • Jouabilité
  • Scénario
  • Durée de vie

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