Holy Umbrella – Dondera no Mubo!!

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Genre: Plate-Forme
Développeur: Earthly Soft
Éditeur: Naxat Soft
Date de sortie: 1995
Nombre de joueurs: 1

 

Holy Umbrella, jeu qui n’est pas vraiment connu, mais qui fait preuve d’une originalité plutôt sympathique ! Voyons tout de même ce qu’il en est avec ce test.

 

Mince ! Il pleut !!

Un jour de pluie, un jeune garçon rentre en courant de l’école lorsqu’il rencontre un parapluie sorti de nulle part. Le jeune héros se pensant alors chanceux s’empare de l’objet. Mais enfer et damnation ! Il se retrouve téléporté dans un autre monde, et manque de chance, est attaqué par le Dondera Tank qui n’en fait qu’une bouchée et l’envoie valser au loin. Alors que son heure devrait toucher à sa fin, un homme nommé Kilorn et son oiseau Bonto, le sauvent d’une mort certaine. On lui explique alors qu’il a traversé un portail dimensionnel. Le seul moyen pour lui de rentrer sur Terre réside dans le pouvoir de la Princesse. Mais vous vous en doutez, ça ne sera pas si simple !

 

Le pouvoir du parapluie magique

Tout l’intérêt du soft réside en majeure partie dans son gameplay et dans son ambiance (dont nous parlerons plus tard). Ce gameplay est découpé en deux partie.
Les phases d’histoire et la rencontre des NPCs se fait dans les villes entre les différents donjons. Dans chaque ville, vous pouvez donc rencontrer les autochtones afin d’obtenir des informations sur le monde ou sur des trésors cachés. C’est également le meilleur moyen de fouiller honteusement dans la maison des gens (vous pourrez trouver des choses dans les toilettes, je vous assure!) et de faire quelques emplettes au magasin. Ces phases d’exploration sont très similaires à la plupart des RPGs, à The Legend Of Zelda particulièrement, tant la manière de vivre l’aventure y est similaire. Premièrement, vous pouvez acheter des potions de vie rouge ou bleu qui restaurent un nombre différent de cœurs, qui représentent… votre vie ! Dans l’interface, tout suggère une forte inspiration de Zelda. Les cœurs, donc, qui représentent votre vie, et que vous pourrez améliorer au cours de votre aventure. Jusqu’aux potions qui nécessitent une fiole vide. Les similitudes sont nombreuses et permettent de se retrouver en terrain connu, tout en apportant de nombreuses nouveautés pour les phases d’explorations de donjons.

Pour se rendre dans une ville, vous devrez passer la première fois par un niveau où les monstres les plus brutaux vous barreront la route. Encore une fois, la manière de jouer rappelle étrangement à Zelda, surtout à Zelda II – Adventure Of Link. Ces phases se passent en side-scrolling. Vous pouvez avec le bouton Y attaquer à l’aide du parapluie (on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a), avec la bouton X, vous pouvez utiliser un objet que vous aurez préalablement sélectionné dans votre inventaire en passant par le menu. La touche A sert à sauter et la touche B sert à agripper des anneaux qui vous permettent de vous balancer. Ah ! Je vois vos yeux qui brille. Ça ne vous rappelle rien ? Moi si. Rayman, qui a lui-même piqué l’idée à d’autres ténors du genre de la plate-forme. Vous pourrez donc atteindre certains endroits grâce à ces anneaux et accéder à des trésors cachés.
Le melting-pot ne s’arrête pas là. Pour récupérer de l’argent, vous devrez obtenir des pièces jaunes, qui se baladent au dessus du sol en rotation. Ces pièces font furieusement penser à un épisode de Mario quand même !!

Mais alors, me direz-vous, quel est la prise de risque là-dedans ? C’est très simple. la plus grosse part de risque vient du fait de mélanger tous ces genres pour en créer un jeu original et bien pensé. Sans oublier les quelques innovations dont je vais de ce pas vous parler.
Si votre héros ne peut pas atteindre certaines parties du niveau, il vous est possible de switcher entre les différents personnages qui ont rejoint votre équipe en pressant L ou R. Chacun des différents personnages possède une habileté qui lui est propre. Bonto pourra se faufiler dans des passages étroits et effectuer des doubles sauts. Saiki, dont je vous laisse l’entière découverte, pourra sauter sur les murs, à la manière d’un Mario 64. Si cette idée peut être saluée, car très utile, elle le devient nettement moins au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu, si bien que vous ne les utiliserez plus du tout dans les derniers niveaux. Une bonne initiative donc, mais finalement mal mise en avant, surtout lors des combats contre les boss.

Au niveau prise en main, il faut dire qu’elle ne se fait pas automatiquement. Les sauts sont plutôt rigides et les passages en anneau demandent un assez bon timing, vous forçant à recommencer de nombreuses fois au début. Un autre problème vient aussi des ennemis. Si vous quittez l’écran et que vous revenez en arrière, les ennemis seront réapparus. C’est d’autant plus énervant lorsque vous êtes en l’air, que vous avez raté l’anneau à cause d’un mauvais timing, et que vous retombez sur l’ennemi qui vous tue impunément. Certains items sont aussi mal placés, notamment les cœurs. Pour exemple, dans le deuxième niveau, un cœur est perché juste dessus d’un ennemi. Pour le prendre, vous tuez l’ennemi, mais vous devez aussi vous trimballer en l’air si bien que lorsque vous attrapez l’item, le monstre est réapparu et vous blesse…

 

AAAAARGH UN MONSTRE !

Aucun lien entre ce titre et la parti qui nous intéresse, je vous rassure. Godzilla ne vous attaquera pas. La réalisation donc. Le soft se veut d’une ambiance anime chaleureuse et propose donc une réalisation pour coller le mieux. Les sprites sont donc plutôt réussis, mais leur animation manque de réalisme et parfois l’action est saccadée (pas à cause de ralentissements, hein) et peu naturelle, surtout chez les NPCs qui souffrent du syndrôme “j’avance mais sans marcher”. La palette de couleur est bien choisie et s’harmonise très bien avec l’ambiance décalée du soft, ambiance renforcée par des visuals souvent tordants, notamment lorsque le héros est tellement surpris que sa mâchoire en tombe.
Au niveau de la musique, rien n’est vraiment à déclarer. Elle s’apparente à beaucoup de soft d’action-RPG/aventure de l’époque SNES. Les musiques s’adaptent en fonction de la situation, sait être reposante dans les villes, etc… Elle n’est pas désagréable, loin de là, mais elle n’est pas LA BO de l’année non plus.

 

70%
Bon jeu

Holy Umbrella - Dondera no Mubo!!

Holy Umbrella est un soft plutôt attractif, par son ambiance décalée et son mélange de genres peu vu sur SNES. Malgré quelques lourdeurs de gameplay qui auraient pu être évitées, le jeu est très sympa à jouer et vous amusera pendant 4-5 heures si vous êtes très rapide, 7 heures si vous désirez aller au fond des choses.
Un dernier mot sur la traduction anglaise amatrice (le soft ne s'est pas exporté hors du Japon). De très bonne facture, l'équipe de Aeon Genesis a su retranscrire avec habileté le comique du jeu et l'humour japonais à l'humour occidental. Une très bonne traduction donc, en plus de ça très accessible.

  • Graphisme
  • Musique/son
  • Jouabilité
  • Scénario
  • Durée de vie

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